Livre de décembre 2013

En ce mois de décembre, philosophons un peu avec: « Le don du rien : Essai d’anthropologie de la fête [Broché] »

de Jean Duvignaud (né le 22 février 1921 à La Rochelle et mort le 17 février 2007 dans la même ville) est un écrivain, critique d théâtre, sociologuedramaturge,essayistescénariste et anthropologue français.

Jean Duvignaud  nous invite à philosopher sur le sens de  la fête:  Pour Platon, la fête est une nécesité vitale:

« Les Dieux, prenant en pitié la condition laborieuse qui est naturelle à l’espèce humaine, ont
institué pour elle, en vue de la reposer de son labeur, l’alternance des fêtes en leur honneur et,
pour l’accompagner dans ces festivités, ils lui ont donné les Muses… ».
Platon, Les Lois, II 653 d.

Selon Jean Duvignaud, il s’agit de « s’engloutir dans le présent », ce qui impose de renoncer à « la durée où s’accumulent le savoir et les actions concertées humaines ». La fête est donc une sorte d’anéantissement périodique de la société, une chute dans le « puits sans fond du présent ».
La fête est ce moment privilégié, toujours attendu avec impatience, qui se trouve moins à l’intérieur du temps social qu’à ses marges… Aussi est-elle propice à la mise en relation de ce qu’il faut ordinairement séparer : les classes sociales, les sexes, les âges, voire les vivants et les morts, l’humain et le divin, le social et la nature.
Mais Jean Duvignaud oppose cependant à la conception contemporaine de la fête, policée,fraternelle, les ravages et les destructions du carnaval. La fête serait originairement confrontation au néant, au désordre pur, en l’homme et dans la nature. Elle serait moins refondation du lien social, comme l’a cru la sociologie française, qu’épreuve de ce qui est radicalement l’autre de la société, ivresse du néant.
Oscillant entre le rituel et l’anarchie, la fête n’annonce pas un ordre nouveau, elle n’estpas la révolution. Elle est plutôt une parenthèse à l’intérieur de l’existence sociale et du règne
de la nécessité. Elle est aussi ce qui peut conférer une raison d’être à la quotidienneté, d’où la tentation de multiplier les occasions de fêtes, au point, note Jean Duvignaud, que « certaines nations, certaines cultures se sont englouties dans la fête ».
Jean Duvignaud, Le don de rien, Essai d’anthropologie de la fête, 1977.
(Extraits de l’article Fête du site wikipedia)

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Anne

A propos bonninanne

Je suis née en 1965 à Toulouse. J'ai exercé le métier d'infirmière pendant 28 ans avant de me tourner vers la naturopathie et la santé naturelle. j'ai crée l'association ABC'Naturo en mars 2012 dans le but de faire découvrir la naturopathie et la santé naturelle aux personnes de la région Poitou-Charentes; La santé est entre nos mains, et nous sommes responsables en grande partie de notre devenir. En prendre conscience est déjà le début du chemin vers un mieux être, ensemble.
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